Agriculture, élevage

Agriculture, Elevage et ressources hydraulique

En 2003, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Mer, chargé des Ressources hydrauliques (MAEM-RH) a fait l’objet d’une réorganisation interne, qui a conduit, entre autres choses, à la mise en place d’une Sous-direction régionale au niveau de chacune des régions du pays. La présence d’un Sous-direction à Dikhil est le fruit de cette disposition, en vue d’assurer la mise en œuvre et le suivi de toutes les actions du ministère dans la région, en matière particulièrement d’agriculture, élevage et gestion des points d’eau.

Un sous-directeur régional ne disposed’aucun  agent au niveau des sous-préfectures. C’est la Préfecture qui assure la mise à disposition de locaux à la sous-direction. L’une des activités essentielles de la sous-direction consiste à assurer le suivi local des différents projets du ministère sous financement de partenaires externes. Parmi ces programmes on compte les suivants : (i) le programme de prévention contre la grippe aviairen’existe plus aujourd’hui ( il était financé par la BAD/BM/FAO/UE et démarré en 2006) ; et (ii) deux projet financés par l’UNICEF, à savoir le projet de lutte contre la sécheresse (démarré en 2007) et le projet d’hydraulique rurale (2005-2009) – comportant, entre autres, la réhabilitation des ouvrages de surface de 6 forages et leur équipement en énergie solaire.

Dans la sous-préfecture d’As-Eyla, les principales activités d’élevage et d’agriculture sont entreprises tout au long de l’oued Gobaad. Cependant, le nombre de jardins maraîchers exploités par les ménages du village est en nette diminution à cause du manque d’eau d’irrigation (de 200-300 jardins au début des années 80 on est passé environ une cinquantaine de jardins aujourd’hui).

La défense des intérêts des agriculteurs du village se fait par le biais de la ‘Coopérative agricole de Gobaad’. L’élevage extensif de chèvres et dromadaires a toujours été une activité traditionnelle. Cependant, à cause de la sécheresse de ces dernières années, le cheptel des ménages a été décimé (un ménage moyen possède aujourd’hui un cheptel de 10 à 20 caprins et de 3 à 5 camélidés).

Le territoire de la sous-préfecture de Mouloud constitue un environnement favorable à l’agriculture en vertu de son bon climat et la fertilité de sa terre. Le village de Mouloud lui-même abrite en son sein 25 jardins, produisant fruits et légumes de bonne qualité. Il existe une coopérative d’agro- élevage. L’élevage des caprins et des camelins constitue une autre activité très lucrative dans la localité de Mouloud. La position géographique de Mouloud (sur la route de transit vers Djibouti-ville et vers l’Ethiopie) favorise le commerce d’animaux et de produits animaux (lait et beurre de chèvre). Il existe plusieurs fermes agropastorales au niveau de la périphérie de Dikhil.

PRINCIPALES CONTRAINTES

Les principaux facteurs qui expliquent la pauvreté locale et qui empêchent la croissance économique de la région sont les suivants :

DANS LE DOMAINE DES ACTIVITES PRODUCTIVES

Agriculture

fleche Le manque de savoir-faire agricole d’une population ayant une tradition essentiellement pastorale.
fleche La non-exploitation de terres arables (même dans certaines zones, comme celle de Koutabaya, potentiellement favorables).
fleche Le manque d’eau et/ou sa mauvaise gestion, le tarissement de nombreux point d’eau ou le faible débit de nombreux forages ne permettant pas une pratique d’activités agricoles productives d’une manière durable (réduction considérable du nombre de jardins, par exemple à à Garsa-le-debba, Koutabaya).
fleche La difficulté de pratiquer des cultures irriguées près des forages à cause des coûts élevés du carburant et des motopompes.
fleche Manque d’eau dans certains   endroits à causes  de la problématique du carburant. Cette absence pénalise sérieusement le développement agricole.
fleche Manque d’encadreurs

Elevage

fleche La récurrence de la sécheresse et ses effets néfastes sur le cheptel (amaigrissement des bêtes, perte de leur valeur commerciale, décimation) – un ménage moyen ne disposant aujourd’hui que d’une dizaine de chèvres.
fleche Les dégâts causés par des animaux sauvages voire aussi par des voleurs sur le cheptel domestique.
fleche La dégradation constante du potentiel fourrager dans la région.
fleche La virulence des infections affectant le cheptel.
fleche La faiblesse de mesures sanitaires, prophylactiques et d’équipement empêchant le développement du secteur de l‘élevage.
fleche Absence de clinique vétérinaire.

Ce Plan Directeur de Développement du Secteur Primaire (PDSP), préparé par le Ministère de l’Agriculture de l’Elevage, et de la Mer, Chargé des ressources hydrauliques, avec l’appui du Ministère de l’Agriculture et des Affaires Rurales de la République Turque (MARA) et l’Agence Turque de Coopération Internationale, est un cadre de référence de la planification et de la mise en valeur des ressources naturelles du secteur primaire. Le plan a été préparé par une approche participative intégrant les principaux acteurs du secteur prımaıre y comprıs les utılısateurs des ressources Ce plan vise à améliorer la contribution du secteur primaire au développement socio économique du pays par une meilleure valorisation des ressources dudit secteur.
Le PDSP tient compte des plans, des stratégies et des programmes sectoriels existants, en
cours d’élaboration ou en perspective dans le domaine de l’eau, de la production végétale, de l’élevage et de la pêche.

Consulter le document en Pdf: Plan directeur 2009-2018