Politique d’aide

PROFIL DES SERVICES ET DES STRUCTURES SOCIO-ECONOMIQUES

Education

La Direction Régionale de l’Education (DRE) a, depuis trois ans, la responsabilité de la gestion et du fonctionnement de toutes les activités régionales en matière d’éducation, du bon fonctionnement des établissements et du personnel relevantdu Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur (MENESUP).

Pour assumer ces responsabilités, la Direction dispose des services d’un Directeur, assisté par 4 conseilleurs pédagogiques et une secrétaire, et de ceux de 174 enseignants pour l’école de base, 65 professeurs (lycée et CEM de Dikhil-ville), 6 professeurs au Collège d’Enseignement Moyen Professionnel, 6 professeurs respectivement aux CEM de Yoboki et d’As-Eyla. Il existe à Dikhil des Associations des Parents d’Elèves (APE) permettant de mieux impliquer les populations dans les activités d’éducation. Le village de Bandara, proche de la ville de Dikhil, a une école élémentaire disposant de cinq niveaux scolaires.

En matière d’infrastructures, la Région de Dikhil dispose de 16 écoles de base (dont 4 dans le chef-lieu), 4 CEMG (dont le nouveau centre de Yoboki construit grâce à l’assistance de la coopération chinoise), 1 CEMP et, en cours de finalisation, 1 lycée. La Direction dispose aussi d’un Complexe et d’une voiture de fonction pour le Directeur. La DRE assure aussi, tout au moins dans certains établissements, le bon fonctionnement des cantines (qui disposent de dotations alimentaires de la part du Programme d’Alimentation Mondiale/PAM) et des dortoirs (la ville de Dikhil compte deux cantines, réhabilitées par l’USAID et le Fonds social du Président). En termes d’effectifs, le tableau suivant présente l’essentiel des données :

La sous-préfecture d’As-Eyla compte Cinq  écoles :

  • Le village d’As-Eyla dispose d’une école repartie sur deux sites (l’un d’eux a été transformé en 2007 en ‘école fondamentale’[1]). L’extension opérée sur le deuxième site a permit de créer de 3 salles nouvelles de classe. Le nombre total d’enfants scolarisé en classe primaire est aujourd’hui de 622 dont 244 filles (2011). Ceux des classes de collège (6ème et 7ème année) 108 élèves dont 29 pour la 7ème année. Outre les enfants du village et sa périphérie, l’école fondamentale accueille des enfants originaires du secteur tels que Dagadlé, Bounta situé à 3-4 heures de marche. La communauté est très investie dans la gestion de l’école et ce par le biais de l’Association des Parents d’Elèves (APE), qui prend en charge les besoins de l’école tels que le frais de carburant pour l’éclairage de l’école.
  • Dans le village de Sankal, Le nombre d’enfants inscrits s’élève à 203 dont 85 filles). Les infrastructures scolaires se limitent à 3 salles de classe, deux locaux pour les besoins des enfants (toilettes séparées) et un logement de fonction pour les enseignants (5 chambres).
  • Dans le village de Koutabouya, une école élémentaire avait été ouverte en 2002. Disposant de cinq niveaux scolaires, cette école a permit de scolariser un nombre élevé d’enfants et chaque année le nombre d’inscrit est en progression. Il. Au cours de l’année écoulé (2008-2009) l’école a accueilli 127 élèves, dont 20 filles. L’effectif des élèves s’éleve aujourd’hui  à 154  dont 35 filles
  • Dans le village de Garsa-le-dabba,  l’effectif des enfants est aujourd’hui est de 131 dont 51 filles.

[1] Une école fondamentale accueille avec les enfants du primaire ceux du collège.

Tableau 2 : Les écoles de Dikhil

tableau education

La sous-préfecture de Yoboki compte aujourd’hui 6 écoles et un collège:

  • Dans le village de Yoboki, il y a une école primaire (6 salles de classe avec 6 niveaux), fréquenté par 500 élèves (40 % sont des filles) avec 13 enseignants dont deux arabisants. Cette école dispose d’une cantine. Il y a aussi un nouveau collège, construit par le gouvernement avec un don de la Chine (2 niveaux (8ème et 7ème année), 344 élèves dont 107 filles.
  • Au niveau de l’école de Hanlé l’effectif des enfants s’èleve à 110 dont 34 filles
  • Le nombre des enfants inscrits à l’école de AGNA est de 147 dont 51 filles.
  • L’école de Dawdaya a 104 élèves dont 44 filles.
  • Dans le village de Galafi, une école a été construite en 2006 grâce à l’appui financier de Dubaï Care, avec 145 élèves dont 45 filles– niveau 3ème année, 6 salles de classes – dont 4 sont endommagés (par le vent), une latrine (G/F), mais sans clôture, cantine, de dortoirs ni réfectoire.
  • Dans le village de Gourabous, l’école primaire accueille environ 173 élèves dont 58 filles. Elle a été réhabilitée grâce à l’appui financier de la Coopération Française. Elle comporte un logement de directeur et des enseignants, 6 classes (avec 5 niveaux), et une cantine. L’enseignement est prodigué par 5 enseignants dont un en langue arabe. L’école est gérée par un comité de gestion du village, regroupant des parents d’élèves, des enseignants et des communautés locales.

Dans la sous-préfecture de Mouloud, il y a une école construite en 1988, qui octroie un enseignement primaire à 344 élèves dont 159 filles. Cette école a été réhabilitée en 2005, grâce à l’assistance de l’Armée Américaine. Une nouvelle école ouvrira sa porte pour l’année scolaire 2011 -2012

Santé

Dikhil est l’une des cinq Régions Sanitaires mises en place par le Ministère de la Santé dans le cadre de ses activités. Une Région Sanitaire a pour vocation de veiller au bon fonctionnement des services de santé fournis aux populations.

Pour assurer son mandat, la Direction Régionale de la Santé dispose d’un effectif de 89 personnes (au niveau à la fois médical et paramédical). Parmi ces agents, on compte en particulier :

Au niveau du Centre Régional hospitalier (CMH) : 1 médecin généraliste et un gestionnaire .Aujourd’hui au niveau de centre on trouve ni gynécologues et ni chirurgien.

  • Environ 12 d’infirmiers et 10 aide-infirmiers, 11 matrones, 2 laborantins
  • Environ 3 sage – femmes, 18 agents communautaires, 2 agents d’hygiène, 3 chauffeurs, un nutritionniste, 2 auxiliaires pharmaciens.
  • Un nombre indéterminé d’agents travaillant dans l’entretien et la surveillance

En matière d’infrastructures, la Direction Régionale de la Santé dispose de :

Un Centre Médical Hospitalier (CMH) permettant la prise en charge complète des soins des patients. Plusieurs bâtiments abritent les urgences, le service de médecine (disposant de 40 lits), le centre antituberculeux (disposant de 27 lits), le bloc opératoire, le service de pédiatrie, la maternité et le bâtiment d’hygiène. Le CMH dispose aussi d’une ambulance pour des transferts de malades. Une équipe mobile dispose d’un véhicule pour intervenir dans les zones reculées ne disposant pas d’infrastructures sanitaires. Enfin, un service SMUR permet de faire des interventions d’urgence (en cas d’accidents, par exemple). Le CMH assure environ 15.000 consultations annuelles.
6 Poste de Santé (à Koutabouya, Galamo, As-Eyla, Yoboki, Gourabous et Mouloud) pour des consultation de santé primaire. Chacun de ces postes dispose d’une bloc de maternité, une pharmacie communautaire et un four crématoire (pour les déchets). Ces postes de santé enregistrent collectivement environ 15.000 consultations par an.

La sous-préfecture d’As-Eyla dispose de deux postes sanitaires: celui du village d’As-Eyla (qui date des années 1970) et celui de Koutabouya (inauguré en 2009). Le fonctionnement de ces postes est assuré par 6 agents dont 2 rémunérés par l’Etat et 4 bénévoles. Le parc automobile est composé uniquement d’une vieille ambulance (actuellement en panne)

La sous-préfecture de Mouloud dispose d’un poste de santé, qui fournit les services suivants : consultation, nutrition, maternité et consultations prénatales, et vaccinations. Le personnel de ce poste de santé est constitué d’un infirmier diplômé d‘Etat , une matrone et deux agents communautaires. Par rapport aux infrastructures, le poste compte une salle de consultation, une salle de maternité, et une salle d’hospitalisation (servant hommes et femmes à la fois). Le nombre des consultations peut se chiffrer à 20-30/jours (soit une moyenne mensuelle de 750 consultations) et 5/6 accouchements/mois. Le poste de santé couvre également les populations de des villages de la localité.

La sous-préfecture de Yoboki dispose, avant même  1970, d’un poste de santé (ce poste a fait l’objet d’une réhabilitation en 2005). Le personnel du poste santé est constitué de 5 agents de santé. A cela s’joute nt deux  matrones, qui assistent les accouchements. Le poste dispose aussi d’un poste de radio pour l’évacuation d’urgence des malades. Il y a également  au niveau rural  un téléphone rural fonctionnel. Le poste de santé dispose également d’un laboratoire.

Dans la région dans son ensemble, les cas pathologiques les plus courants concernent les maladies respiratoires, les maladies hydriques (à cause du manque d’hygiènes lors de conservation de l’eau ou de canalisations rouillées) et les maladies causées par l’anémie et la malnutrition. Chez les enfants, le cas les plus communs sont la bronchopneumonie, la toux et la diarrhée. Chaque année des cas de choléra sont enregistrés causant des décès.

Promotion de la femme

Face aux nombreux problèmes des zones rurales, le Ministère de la Promotion de la Femme (MPF) dispose de cinq antennes dans chacune des régions. Comme ailleurs, l’antenne de Dikhil a le mandat de mettre en œuvre au niveau local l’ensemble des actions et programmes du MPF, assurer la supervision et le suivi de tous les projets du ministère, et collecter les informations concernant les besoins spécifiques des femmes.

L’antenne MPF de Dikhil dispose d’un responsable, agissant comme ‘point focal’, et disposant d’un véhicule et d’un chauffeur, ainsi que de matériel informatique. Le bâtiment de la Collectivités régionale abrite le bureau de l’antenne.

Parmi les principales initiatives de l’antenne de Dikhil on compte :

  • Un projet d’alphabétisation en arabe à l’intention des femmes (sous financement de la Banque Islamique de Développement (BID),
  • Un programme sur les droits humains visant à renforcer la société civile par le biais d’une éducation non formelle sur les droits humains, la démocratie et la solution des conflits (programme gérée par l’ONG Tostan),
  • Le ‘Projet Leadership’ visant à favoriser le rôle des femmes dans la sphère politique, sociale et économique.
  • Le projet d’appui aux ‘orphelins et autres enfants vulnérables’ (OEV) : il s’agit d’une initiative issue des recommandation formulées en 2005 en matière d’OEV, mais qui n’a pas encore un financement.
  • Un projet pilote, dont la phase pilote n’a pas encore commencé, qui devrait créer des ‘garderies d’enfants’ en dehors du chef-lieu (les premières garderies devraient être créées dans les villages de Gourabous et de Bandara.
  • Un projet de création de puits cimentés pour permettre à des femmes vulnérables d’accéder à l’eau potable et de pratiquer des activités d’agriculture à petite échelle. Quatre sites ont été sélectionnés à ce jour pour la première phase de ce projet (Abaïtou, Chekheti et Harrou).
  • La promotion de la femme a mis en place des classes maternelles équipées mais manquent d’enseignants spécialisés en la matière.

A Yoboki  et As-Eyla existe une association de femmes (‘Association des femmes de Yoboki’), dont l’objectif général est la promotion du rôle de la femme dans la localité.

Depuis 2003, il y a une association de femmes aussi à Mouloud (Association des femmes de Mouloud’ AFM).  Cette association, qui compte environ 70 membres, entreprend des activités dans les domaines, entre autres, du ramassage des ordures et déchets et l’aide à l’évacuation des malades et aux plus nécessiteux du village grâce aux fonds cotisés par les femmes membres.

Justice

Tous les problèmes relatifs à la justice dans la Région sont en fait gérés dans la ville de Djibouti au niveau des différentes institutions du Ministère de la Justice. Cependant, depuis novembre 2003, il ya eu la mise en place à Dikhil  d’une Délégation régionale de la Médiature, qui, tout en intervenant dans les litiges administratifs relevant du secteur publique, étendu ses prérogatives aussi aux établissements autonomes et privés. Le travail de la Délégation est assuré par un Délégué Régional. La justice est représenté par un « Maadoum ».L’effectif du personnel est de 3 personnes.

Eau et Electricité

L’Office National des Eaux et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD) dispose à Dikhil d’une équipe de 16 agents supervisés par un chef de secteur. Malgré la disponibilité d’un véhicule, le degré d’autonomie de la section de Dikhil est relatif, se limitant à l’entretien et la réparation des adductions, l’édition des factures (la saisie elle-même étant fait au niveau du centre) et l’encaissement des factures (les montants perçus étant aussitôt transférés à Djibouti).

La Banque Africaine de Développement (BAD) avait financé, au cours des années 1980 et 1990, un projet d’adduction d’eau dans la ville de Dikhil. Les résultats avaient été mitigés. Cependant, le projet avait permis le développement des activités des camions citernes assurant la couverture des besoins en eau de la population urbaine non encore raccordée au réseau. Le rapport d’évaluation du projet avait noté, parmi d’autres choses, que l’absence d’une campagne de sensibilisation à l’utilisation des bornes fontaines avait réduit fortement la performance du projet, à cause du faible pouvoir d’achat des populations. Notons enfin, l’extension du réseau électrique et l’eau à la Cité Al – RAHMA.

L’antenne de Dilkhil de la Direction de l’Eau dispose d’un véhicule et d’une dotation en carburant pour la gestion des stations de forage. Il ya un autre un forage, celui de Gami.

En matière de points d’eau, c’est la sous-direction du MAEM-RH assure la maintenance des infrastructures, alors que le MID fournit, par le biais de la Préfecture, le carburant et garantit la surveillance des stations de pompage. Sur l’ensemble de la Région on compte 29 forages, 68 puits de toute catégorie et 25 sources.

  • La localité de Mouloud est alimentée par deux forages : l’un de ces forages (qui alimentait autrefois la région d’Ali Sabieh) n’et plus fonctionnel aujourd’hui (il a été fermé par l’ONEAD) et l’autre a un faible débit.
  • A Yoboki existe un forage (équipé d’un réservoir) qui est situé à moins d’un kilomètre du village.

 L’antenne de l’Electricité de Djibouti (EDD) de Dikhil dispose de 32 salariés et de deux véhicules. L’antenne dispose d’une certaine autonomie par rapport à la saisie et à l’édition des factures d’électricité, même si les fonds perçus sont aussitôt remis au siège de Djibouti.

Le chef-lieu ne connaît pas de délestage. Cependant l’éclairage public reste très limité (ceci exposant les habitants aux dangers des très nombreux poids-lourds éthiopiens qui empruntent la route nationale).

Jeunesse

Un chef de service régional su Ministère de la Jeunesse est en place à Dikhil. Il assure la mise en œuvre et le suivi des actions entreprises par le ministère, en particulier par rapport à l’organisation de tournois sportifs (surtout au cours de l’été et pendant le mois du ‘ramadan’), la sensibilisation de la jeunesse par rapport à la scolarisation et aux problèmes de VIH/Sida.

La ville de Dikhil dispose d’un complexe sportif et de deux centres de développement communautaire (à As-Eyla et à Yoboki). Un gestionnaire a été affecté  au complexe sportif .Le service de la jeunesse  est doté d’un nouveau CDC flamboyant .Quatre animateurs ont été recrutes  pour animer les CDCs de Dikhil, Gorabous, As-Ela et Yoboki. Il existe une association des jeunes très dynamique dans le village de Mouloud (Association des Jeunes de Mouloud).

Equipement et Transports

A Dikhil, il y a  plus d’antenne du Fonds d’Entretien Routier (FER), dite ‘FER-Sud’. Il s’agit d’une institution qui fait partie intégrante du Ministère de l’Equipement et des Transports, et qui a la charge d’entretenir la RN1 et la RN2, en particulier des tronçons de la route nationale allant de d’Ali-Sabieh à Galilleh et de Dikhil à Galafi. Il existe un syndicat de transporteurs dynamique au niveau de Dikhil.

L’antenne de FER-Sud, placée sous la responsabilité d’un chef de service régional, dispose d’une dizaine d’agents qui assurent, entre autres, toutes les tâches relatives au gardiennage, la manutention, l’entretien des voitures et la gestion administrative. Le parc automobile compren une dizaine de véhicules (engins d’entretien des routes). Les bâtiments comprennent un garage, un parking, des bureaux et un logement de fonction (pour le chef de service).