Histoire de la région

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SITUATION SOCIO-ÉCONOMIQUE RÉGIONALE

1.1 GÉNERALITÉS

Superficie

Ensemble avec le District de Djibouti-ville et les régions de Tadjourah, Obock, Arta et Ali-Sabieh, la Région de Dikhil constitue l’une des cinq régions de la République de Djibouti. Avec une superficie de 6.800 km2, correspondant à environ 30% du territoire national, la Région de Dikhil est la plus étendue de ces régions.[1]

Climat

A l’instar du pays entier, la Région de Dikhil connaît deux grandes saisons, avec un climat chaud et sec, et des précipitations très faibles (ne dépassant pas 200 mm annuels) et variables (selon les années).

Population

A partir des indications de plusieurs services locaux, la population de la Région peut être estimée à environ 70000  habitants et correspond ainsi à 9% de la population djiboutienne totale (mais à environ 35% de l’ensemble de la population djiboutienne vivant à l’extérieur de la ville de Djibouti).[2] En supposant une taille moyenne des ménages de 6,6 personnes (comme pour l’ensemble du pays), il y aurait dans la Région environ 9.800 ménages.

La région de Dikhil est située à la limites des groupes sociolinguistiques Afar et Issa. Dans sa grande partie, elle inclut le territoire de l’ancien sultanat de Gobaad, originairement peuplé par des populations de langue afar.

[1] Coordonnées du chef-lieu de la Région de Dikhil : 1.1086 [latitude], 42.3739 [longitude].
[2]En attendant les résultats du recensement officiel, la population djiboutienne totale peut être estimée à 712.000 personnes, dont environ 586.000 personnes (soit 86%) vivant dans l’agglomération urbaine de Djibouti-ville et 186.000 personnes (soit 26%) vivant à l’intérieur du pays (source : Rapport du Développement Humain des Nations Unies, 2004).

La plus grande concentration de la population se trouve dans la sous-préfecture de Yoboki (environ 28% de la population totale), dans le chef-lieu de Dikhil-ville et sa périphérie (environ 23%) et dans la sous-préfecture d’As-Eyla (environ 18%) (voir la Carte). Le reste de la population a un style de vie nomade qui tient compte de l’alternance des saisons.

A l’instar du pays entier, le taux d’accroissement de la population de la Région devrait être de l’ordre de 3% et la proportion de la population des moins de 25 ans serait d’environ 54%.

Carte 1 : La Région de Dikhil et ses principales localités

carte1Le conflit de 1992 a réduit les flux croisés des produits manufacturés du port de Djibouti (vêtements, alimentation, etc.) et des produits maraîchers et du khat en provenance de l’Ethiopie. Depuis cette date, la ville n’a pas retrouvé son rôle surtout depuis la suspension des exportations de bétail vers les pays arabes. La pauvreté s’est aggravée mettant 94 % des ménages dans un niveau de revenus en dessous du seuil de pauvreté.

ADMINISTRATION REGIONALE ET LOCALE

 Limites territoriales

Les limites territoriales de la Région ont été établies en 2003 par un Arrêté du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation (MID), validé la même année par le Conseil des Ministres.[1]

 Préfecture

Depuis 2003, la Région comporte, d’un point de vue administratif, une préfecture (dont le chef-lieu est la ville de Dikhil) et trois sous-préfectures, à savoir As-Eyla, Mouloud et Yoboki. A cela s’ajoutent trois autres localités d’une certaine importance d’un point de vue des effectifs de la population, à savoir Bandara, Gourabous et Kontali. Pour le reste de la Région, vit une population nomade et pastorale se déplaçant, entre autres, au gré des pâturages.

Le préfet, ensemble avec ses deux préfets adjoints et ses trois sous-préfets, représente l’Etat et est garant de la sécurité et de l’ordre publique dans la Région.[2] La préfecture assure différents services à la population (services de cartes d’identité et cartes d’électeurs, coordination de la sécurité avec la Police Nationale, la Gendarmerie, l’Armée et la Douane, ainsi que la gestion de la voirie et des domaines). Elle dispose d’une dizaine d’agents, parmi lesquels l’agent comptable qui assure la gestion de la dotation budgétaire de la préfecture.

 La dotation budgétaire de la préfecture varie entre 1 et 2 millions de Fdj par mois.

Les principaux services déconcentrés présents dans le chef-lieu sont ceux de l’Agriculture, Santé, Education, Equipement et Transports, Promotion de la Femme, Jeunesse, et une caisse populaire d’épargne et de crédit(CPEC). La Poste de Djibouti dispose aussi d’une antenne régionale (pour assurer des services de messagerie postale et de transfert d’argent).

 Collectivité régionale

La Région de Dikhil, établie en 2003, dispose depuis 2006 d’un Conseil régional constitué de 33 conseillers – dont 3 femmes – élus démocratiquement le 10 Mars 2006 (pour un mandat de 5 ans), et issus des différentes zones (en raison d’un conseiller pour mille électeurs inscrits). Le Conseil constitue, selon la loi djiboutienne, un espace d’initiative, un niveau de programmation, de réalisation  des actions de développement  et d’organisation de la gestion  et de fourniture de services publics essentiels qui fondent le développement.[3]

La collectivité dispose aussi d’un bureau consultatif (composé d’un Président et d’un Vice Président) et d’un Secrétariat exécutif (composé d’un Secrétaire Exécutif, du premier secrétaire et du deuxième secrétaire).[4] La région dispose d’un bâtiment neuf, équipé en matériels informatiques et bureautiques.

[1] Arrêté n. 2003-0278/PR/MID portant création d’un nouveau arrondissement et délimitant les circonscriptions administratives.
[2] Le Préfet actuel est M. Moussa Djama. Les deux préfets adjoints qui sont M. Houssein Idriss et M. Fouad Aboubaker. M. Youssouf Ali est le sous-préfet de Yoboki, M. Mohamed Elmi d’As-Eyla et M.Kader Abdi Guirreh de la sous-préfecture de Mouloud.
[3] Selon la Loi n. 174/AN/02ème
[4] Le président actuel du conseil régional est M. Houmed Gaditto et le secrétaire exécutif est M. Abourahman Yonis.

Depuis juin 2009, la collectivité s’est dotée d’un ‘Comité de Coordination du Développement Régional’ (CCDR), en charge de superviser et coordonner l’ensemble des initiatives de développement local. Ce CCDR est censé aider la mise en place de ‘Comités locaux de Développement’ (CLD) au niveau des sous-préfectures, comme aussi dans d’autres localités éventuelles, pour constituer de véritables espaces de dialogue et de concertation entre tous les acteurs locaux en matière de développement local.

Le budget annuel de la Région est estimé à environ 18 millions FDj, totalement consacrés au fonctionnement. Mais cette dotation est encore gérée directement par le Ministère des Finances par le biais du service du Trésor national. Cette dotation sert, entre autres, au payement de l’indemnité du président et du vice-président de la Région, ainsi que celle du secrétaire exécutif, des deux adjoints de l’Exécutif et de cinq agents (chargés de la surveillance, des espaces verts et de locaux).[1] Elle sert aussi à octroyer des indemnisations aux conseilleurs régionaux pour leur participation aux cinq réunions annuelles mandataires de l’assemblée.[2] A ce jour, la Collectivité ne dispose pas d’un budget d’investissement.

Afin de bien mener les travaux, l’assemblée régionale de Dikhil a mis en place cinq commissions de travail, à savoir celles chargées de l’Education, de la Santé, de l’Aménagement du territoire, de l’Agriculture et de la Jeunesse et de la femme.

Le Conseil régional dispose d’un bâtiment neuf, équipé en matériel bureautique et informatique fonctionnels, deux véhicules (dont l’un, faute d’entretien, n’est pas fonctionnel).

Le chef-lieu de la région est la ville de Dikhil, lieu de la préfecture et de toutes les agences et institutions régionales. Sa population peut être estimée à un peu plus de 10.000 habitants.

Situé à l’extrême sud-est de la ville de Dikhil, se trouve à moins de 10 km du chef-lieu régional, le village de Bandara est la dernière étape avant d’atteindre le territoire éthiopien (moins d’un kilomètre). Sa population peut être estimée à environ 1.200 habitants. Le village se trouve sur l’axe pédestre reliant le territoire djiboutien à Dire-Dawa (Ethiopie). Le village se caractérise par une forte population sédentarisée avec laquelle se rajoute des caravaniers et des personnes en trabsit. La population parle en majorité la langue somali.

[1] L’indemnité mensuelle du président du conseil est de 150.000 Fdj, celle du vice-président de 100.000, et celle  du secrétaire exécutif de 200.000 Fdj.
[2] En raison de 20.000 Fdj par conseiller et par réunion.

La sous-préfecture d’As-Eyla

La sous-préfecture d’As-Eyla est située dans la partie Sud-Ouest de la région (le chef-lieu étant le petit centre d’As-Eyla). La superficie de la sous-préfecture est d’environ 1.940 km2 (soit un peu plus de 28% de la superficie totale de la Région). Elle est caractérisée par un relief alternant une plaine sablonneuse (oued Gobaad) et plateau de Dakkaet Oudhalet constitué de roche basaltique

Le nombre d’habitant de la sous-préfecture peut être estimé à environ 12.000  personnes. Cette population vit dans dix secteurs, ayant des caractéristiques sociales et géo-morphologiques propres.[1] Les principaux villages de la localité sont : As-Eyla village, Sankal, Koutabouya et Garsalé-dabba (dans un rayon de 15 à 60 km de la ville de Dikhil).

[1] Les dix ‘secteurs’ sont : As-Eyla village; Garsale-dabba; Sankal; Bonta/Tewéo-dabba; Tamiro; Dagadleh; Koutabouya; Saadli-Bakeré; Leeadou/Alaillou; et Lac-Abhée

L’indemnité mensuelle du président du conseil est de 150.000 Fdj, celle du vice-président de 100.000, et celle du secrétaire exécutif de 200.000 Fdj.
En raison de 20.000 Fdj par conseiller et par réunion.
Les dix ‘secteurs’ sont : As-Eyla village; Garsale-dabba; Sankal; Bonta/Tewéo-dabba; Tamiro; Dagadleh; Koutabouya; Saadli-Bakeré; Leeadou/Alaillou; et Lac-Abhée

L’accès à la localité se fait depuis une piste principale (RN6) reliant le chef lieu à As-Eyla village (bitumée sur 5 kilomètres à la sortie de Dikhil-ville).[1]

A part deux écoles et deux postes de santé primaire, la sous-préfecture dispose de deux postes militaires (As-Eyla village et Sankal) et un poste de radio-communication de la Police Nationale (As-Eyla village). As-Eyla est aussi le siège du sultanat de Gobaad, une institution socio-politique traditionnelle.

[1] Il s’agit de la RN1 reliant Djibouti à Galafi en passant par Dikhil-ville. La RN1 traverse également les villages de Mouloud, Gourabous et Yoboki

  • Le village de Sankal (un peu plus de 1800 habitants) est situé à l’extrême méridionale de la sous-préfecture  - dernière étape avant d’atteindre le territoire éthiopien (à moins d’un kilomètre du village). Il se trouve à une dizaine de kilomètre d’As-Eyla village et une cinquantaine du Dikhil-ville. Le village se caractérise par une forte population sédentarisée, sans cesse en augmentation. Il s’agit d’une population parlant la langue somali. Le village compte un poste militaire dominant le village (3 à 5 gardes) disposant d’un radio de communication. L’ouverture d’une nouvelle école élémentaire  est prévue pour la rentrée 2009-2010. Le village dispose d’une structure de concertation et de coordination : le Comité de Développement du Village (CDV).
  • Le village de Koutabouya (dont la population est estimée à environ 2.700 habitants) est situé au Nord de la sous-préfecture, à une vingtaine de kilomètre d’As-Eyla village. Il se trouve dans un relief constitué de plateau sablonneux jouxtant l’oued Gobaad et d’une plaine située à l’est du village donnant le Lac Abhée. Ce village est caractérisé par une forte population de pasteurs nomades de langue Afar (vivant dans des campements), mais connaissant un processus de sédentarisation massif. Il y a dans le village une école élémentaire (ouverte en 2002) et  un poste de santé (ouvert en 2008). Le village dispose d’une structure de concertation et de coordination traditionnelle avec à la tête le chef coutumier. La responsabilité du chef coutumier s’étend aux secteurs tels que Tamiroe et Lac-Abhée (situé à 1-2 heures de marche à pied).
  • Le village de Garsa-le-dabba (dont la population peut être estimée à environ 200 habitants) est soitué dans la partie méridionale de la sous-préfecture (à une dizaine de kilomètre d’As-Eyla village et une quarantaine du Dikhil-ville). La population, traditionnellement nomade et de langue mixte afar – inssa, connaît un processus massif de sédentarisation (à la suite de la perte de leur cheptel). Il y a dans le village une école primaire (ouverte en 2005). Le village dispose d’une structure de concertation et de coordination traditionnelle composée des’ sages’.

La sous-préfecture de Mouloud

La sous-préfecture de Mouloud est constituée du village de Mouloud et des campements de Dhadhahalou, Irrah, Laadou, Gablalou, Arwo et Tourkaylo. La sous-préfecture de la localité emploie 2 personnes (1 chef de poste et 1 gardiens).

Le village de Mouloud (dont la population peut être estimée à un peu plus de 4.000 personnes) se trouve dans une plaine à environ 15 km de la ville de Dikhil. En vertu de sa position, le village possède un climat doux, favorable à l’agriculture et à l’élevage  On peut y trouver des jardins d’arbres fruitiers (bananiers, manguiers, goyaviers et orangers). Il constitue aussi un lieu d’estivage apprécié par la population venant de la capitale.

 [1] Il s’agit de la RN1 reliant Djibouti à Galafi en passant par Dikhil-ville. La RN1 traverse également les villages de Mouloud, Gourabous et Yoboki  

Le village est situé sur un axe routier très pratiqué  et constitue une sorte de carrefour par le fait que tous les véhicules qui desservent la région et l’arrière du pays ainsi que  les localités frontalières, passent par Mouloud.

La sous-préfecture de Yoboki

La population de la sous-préfecture de Yoboki peut être estimée à environ 18.000 habitants. Elle compte trois villages principaux, à savoir : le village de Yoboki proprement dit (chef-lieu de la sous-préfecture), Galafi et Gourabous (à environ 40 km de la ville de Dikhil).

Les cartes

fleche Carte 1: Sectuer de la ville de Dikhil

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fleche Carte 2: Occupation actuelle des sols

carte dikhil-occupation ds sols

fleche Carte 3: Schéma d’orientation et de développement-structuration et densification des poles d’agglomeration.

carte4- d'veloppempnt des agglomeration

fleche Carte 4: Sensiblité et vulnerabilité du milieu

carte vulnerailité du milieu

fleche Carte 5: Scheme d’orientation et de développement-Nouvelles centralités et développemnt Ouest

carte dikhil developpement ouset

fleche Carte 6: Plan d’affectation des sols

carte5-plan d'affectation des sols

fleche Carte 6 Bis: Plan d’affectation des sols

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